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Bunker de rigueur

Le cinéma allemand : la nouvelle vague


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Publié par Meteor le 27 octobre 2010 dans Focus

Depuis les premières foulées de la belle aux cheveux rouges dans Lola Rennt (Cours, Lola, Cours), le cinéma allemand ne cesse de surprendre et de battre des records dans les box offices. Si bien que l’on parle aujourd’hui d’une nouvelle vague allemande. Après avoir marqué le pas près de 20 ans suite à la disparition de Fassbinder et par la même occasion du « Nouveau cinéma allemand », une nouvelle génération de réalisateurs vient redorer le blason d’un cinéma allemand en déclin.

Aperçu du film : Lola Rennt...

Des films à succès qui s’exportent

Depuis une dizaine d’années les productions allemandes franchissent les frontières pour envahir nos écrans. Le succès Outre-Rhin de Good Bye, Lenin! avec pas moins de 6 millions d’entrées en est le symbole. L’année suivante, Head-On et Sophie Scholl confirment cette tendance en dépassant le million d’entrées. Avec la renommée internationale du film Das Leben der Anderen (La Vie Des Autres), du jeune réalisateur Florian Henckel von Donnersmarck, nul doute que le cinéma allemand connaît une nouvelle ère.

Aperçu du film : Das Leben Der Anderen...

L’« école berlinoise »

Ce succès est souvent associé à une poignée de cinéastes contemporains formant un regroupement sous le nom d’ « école berlinoise ». Christian Petzlod en chef de file et à la baguette de Contrôle d’Identité insuffle un nouvel esprit, moins académique du cinéma. Comme en témoigne Yella ou Jerichow l’accent est mis sur les relations humaines. Basé sur des faits de société allemande, la narration est simple et sans artifice. La caméra est toujours externe à l’action, la musique extra-diégétique : le spectateur est un simple témoin de l’action.

Aperçu du film : Jerichow...

Marqué par son histoire, le cinéma allemand peint régulièrement une époque douloureuse et traumatisante comme peut en témoigner Der Untergang (La Chute) ou encore Das Leben der Anderen. Mais contrairement à leurs aînés, ces réalisateurs d’une nouvelle génération n’hésitent pas à apporter une dimension plus encline au cinéma moderne avec son lot de glamour et de divertissement. Florian Henckel von Donnersmarck (Das Leben der Anderen) qualifiera même son film de thriller...

La sélection

Affiche : Good Bye, Lenin!
Good Bye, Lenin! (2003)

Plusieurs millions de spectateurs se sont rués dans les cinémas voir Good Bye, Lenin!, œuvre majeure du cinéma allemand moderne. Ce film prenant, avec une bande originale signée Yann Tiersen, révèle Daniel Brühl, un jeune acteur qui incarne aujourd’hui une nouvelle génération d’acteurs. The Edukators lui ouvre les portes d'une carrière internationale dans les blockbusters Inglourious Basterds et The Bourne Ultimatum (La Vengeance Dans La Peau).

Affiche : The Edukators
The Edukators (2005)

Sous ses faux airs de film politique, The Edukators suit les aventures de trois jeunes désireux de changer le monde. Ces activistes en herbe se retrouvent malgré eux embarqués dans un kidnapping qui prend des allures d'initiation au monde capitaliste.

Affiche : Das Leben Der Anderen
Das Leben der Anderen (2007)

Après Good Bye, Lenin! quelques années plus tôt, Das Leben der Anderen revient en ex-RDA, au cœur de cette période trouble et d'insécurité régie par la Stasi. Le film de Florian Henckel von Donnersmarck tient en haleine le spectateur grâce à un scénario digne des meilleurs drames.

Affiche : Jerichow
Jerichow (2009)

Un trio amoureux analysé par la caméra de Christian Petzlod en personne. Ce petit bijou de réalisme décortique dans les moindres émotions la complexité des relations humaines dans un décor capitaliste oppressant.


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