Entreprise du futur

L'entreprise du futur est considérée comme « intelligente » et capable de s'adapter et de se transformer. Cela concerne aussi bien les usines, les établissements de santé, les entreprises de services (financiers, gouvernementaux, informatiques...) ou encore les villes.


La complexité qui pose problème au sein des entreprises concerne les processus de décision, multi-niveaux, avec des incidences sur des horizons différents. Elles visent toutes à optimiser leur conception/proposition de produits-services et de services de manière innovante, à meilleur coût et en réduisant leur empreinte écologique. Le laboratoire, dont la visibilité est déjà établie sur l’Industrie du futur1, a pour objectif de renforcer et étoffer sa visibilité sur ces problématiques, déclinées en deux grands volets :
  • Extraction et formalisation de la connaissance : établir des modèles et faire ressortir de bonnes pratiques à des fins d’assistance au pilotage, à la décision, la réutilisation, l’adaptation et l’évolution. Il est également primordial d’avoir recours et d’oeuvrer à (i) la normalisation internationale2 et à (ii) des langages d’abstraction3 afin de maîtriser la complexité et l’hétérogénéité des organisations à tous les niveaux.
  • Mise en place de systèmes industriels agiles et innovants utomatisés et/ou robotisés de manière efficace, tout en mettant l’humain au coeur des processus de formalisation, de consolidation, de production et de décision. Cela concerne également les problématiques de modélisation et de décision pour leur conception, ingénierie, pilotage, conduite et maintenance sans oublier les préoccupations de planification, logistique et stockage de produits-services et services finis.
Tout en s’inscrivant dans la lignée des défis industriels et marchés d’avenir du gouvernement, de L’Alliance Industrie du Futur et des objectifs de l’ANR, la SNR et du H2020, les atouts du laboratoire sont de deux ordres :
  • L’écosystème environnant : est propice de par le tissu économique et industriel tels que la présence de divers instituts de recherche, en particulier l’IRT Jules Verne et le CEA Techdans les domaines du manufacturing (au sens le plus large) et de la robotique en particulier, et aussi de grandes entreprises telles que STX, DCNS, Airbus, ALSTOM, DAHER ou encore FAURECIA, de PMEs (comme le GIE ALBATROS). Il est également propice de par la présence de laboratoires de recherche couvrant des domaines complémentaires sur le thème transverse tels que le LEMNA (économie et gestion), le GeM UMR CNRS 6183 (Génie civil et mécanique), le LARIS (Ingénierie des Systèmes) ou encore le CRENAU de l’UMR 1563 (Ambiances Architectures Urbanités). La richesse de cet environnement représente un atout supplémentaire à des projets innovants renfor¸cant la collaboration entre la recherche académique et l’industrie ainsi qu’aux transferts des connaissances scientifiques vers l’Entreprise de demain.
  • Compétences différenciantes : le laboratoire possède des compétences établies et d’autres en force de devenir pour porter des projets d’envergure au sein du thème transverse. Parmi les compétences, citons celles autour de l’ingénierie de systèmes et de leur pilotage, l’humain (rôle de l’homme), la gestion des systèmes (maintenance, planification, logistique et stockage) et l’ingénierie logicielle (objets connectés, abstraction au travers des architectures, modèles et leur évolution ainsi que la vérification...)
Les sujets de recherche à explorer en regard dans le laboratoire sont nombreux : aide à la décision en conception et pilotage, robots au service de la production, pilotage numérique, procédés de fabrication agiles et centrés sur l’humain, interopérabilité, production de valeurs, développement de moyens de productions innovants, modèles de connaissances et de comportements adaptatifs et évolutifs, l’humain au coeur du processus de fabrication et de pilotage, modèles et outils de conception et d’organisation des systèmes de production, production éco-efficiente, innovation participative.